Portage salarial et retraite complémentaire : ce qu’il faut savoir avant de faire un choix

Avec le développement de l’entrepreneuriat et des incertitudes qu’il génère, un phénomène se développe dans les sociétés occidentales : le portage salarial. Il permet à un entrepreneur, appelé « porté », de conserver une belle autonomie. Tout en s’assurant un revenu régulier, versé sous forme de salaire par la société de portage. Cette dernière joue donc un rôle d’intermédiaire entre le client et le prestataire. Cependant, comment ce système gère-t-il les questions de retraite complémentaire ? Voici ce qu’il convient de savoir à ce sujet avant de se lancer.
Les droits sociaux de l’entrepreneur placé dans une situation de portage salarial
Lié à la société de portage par un contrat de portage salarial, l’entrepreneur ne perçoit plus les rémunérations directement de son client. C’est à ladite société que ce dernier versera les montants des factures. De son côté, le prestataire perçoit désormais des salaires réguliers, synonymes de sécurité accrue.
Evidemment, cette sécurité à un coût. Prenons l’exemple de Cadres En Mission, une société de portage accessible sur le site cadresenmission.com : elle réclame environ 7 % de votre chiffre pour vous inscrire sur la liste des entrepreneurs affiliés. Il s’agit du prix en vigueur sur le marché, alors attention aux sociétés qui vous demanderaient davantage !
En contrepartie, Cadres En Mission vous propose de bénéficier d’un ensemble de droits similaires à ceux des salariés du secteur privé :
- Le remboursement des soins ;
- L’ouverture des droits au chômage ;
- La perception d’indemnités journalières en cas d’arrêt maladie ;
- L’assurance responsabilité civile professionnelle ;
- Et, bien sûr, la cotisation aux différentes caisses de retraite.
C’est ici que se pose la question des relations entre portage salarial et retraite complémentaire.
Les obligations de la société de portage en matière de cotisations retraite
Dès lors que votre contrat de portage est signé, la société de portage à l’obligation d’adhérer aux différentes caisses de retraite. Pèse également sur elle la responsabilité d’y inscrire l’entrepreneur, qui devient son salarié.
Percevant les montants des factures avant de verser les salaires, la société de portage prélève les cotisations correspondantes pour alimenter les caisses de retraite. Dans la plupart des cas, il s’agira de la Sécurité sociale pour la retraite de base, et de l’Agirc-Arrco pour la retraite complémentaire.
En ce qui concerne la retraite de base, elle permet au salarié porté de bénéficier d’une pension correspondant à la moyenne des salaires de ses 25 meilleures années. Une solution idéale pour devenir indépendant tout en restant serein ! Et qu’en est-il pour la complémentaire ?
Un droit à la retraite complémentaire similaire à celui des salariés de droit commun
De la même manière qu’un employeur classique, la société de portage cotise à l’Agirc-Arrco tout le temps que durera votre contrat. Pourtant, ce système est un peu différent du régime général, qui fonctionne sur le principe de la répartition.
Au fil des salaires touchés, les cotisations payées sont converties en points. Ces points permettront à l’entrepreneur d’améliorer le montant de sa pension, mais sans qu’il sache exactement dans quelle mesure. En effet, cela dépendra du prix d’achat du point au moment de l’entrée en retraite.
Ainsi, si vous savez combien de trimestres il vous faudra cotiser pour toucher une retraite, le montant précis de la pension pourrait varier de la même manière pour les salariés classiques et pour les salariés portés.









