Prospection B2B : comment qualifier ses cibles grâce aux données publiques des entreprises
Les données publiques des entreprises, un gisement sous-exploité
Chaque entreprise immatriculée en France laisse une trace dans les registres officiels. Le répertoire SIRENE de l’INSEE, le Registre du Commerce et des Sociétés, les bases BODACC. Des millions de fiches qui se mettent à jour en continu. Secteur d’activité, effectif, chiffre d’affaires, adresse du siège, date de création, forme juridique. Tout est là, en accès libre pour la plupart.
Pourtant, la majorité des équipes commerciales B2B n’en font rien. Elles continuent de prospecter à l’instinct, en rachetant des fichiers Excel périmés à des revendeurs, ou en piochant sur LinkedIn sans autre filtre que le titre du poste. Résultat : des campagnes qui ratent leur cible, des taux de réponse qui stagnent, du temps commercial qui part en fumée.
En vérité, ces données publiques contiennent tout ce qu’il faut pour qualifier une cible avant même de la contacter. Vous cherchez des entreprises de 10 à 50 salariés dans l’industrie ? Des sociétés récemment créées dans votre région ? Des structures qui viennent de déposer leurs comptes et affichent une croissance visible ? Tout ça se trouve dans les fichiers ouverts, structurés, vérifiables.
Le problème n’est pas l’absence de données. C’est l’absence de méthode pour les utiliser. Trop de commerciaux confondent prospection et ratissage large. Ils envoient 500 mails par jour en croisant les doigts. Alors qu’ils pourraient en envoyer 50, ciblés, qualifiés, personnalisés. Avec un taux de conversion cinq fois supérieur.
Le code NAF, la clé pour cibler un secteur avec précision
Le code NAF (ou APE, c’est pareil) est un identifiant que l’INSEE attribue à chaque entreprise selon son activité principale. Chaque code correspond à un secteur d’activité précis. Exemple concret : le code 6202A désigne les entreprises de conseil en systèmes et logiciels informatiques. En France, ce code regroupe plus de 105 000 sociétés. Ce n’est pas une estimation, c’est un chiffre officiel qu’on peut vérifier dans les bases de l’INSEE.
L’intérêt de ce code, c’est qu’il permet de découper un secteur en sous-ensembles cohérents. Au lieu de chercher « des boîtes IT », vous pouvez cibler précisément les éditeurs de logiciels, les ESN, ou les consultants spécialisés. Vous pouvez même consulter un annuaire des entreprises de conseil en informatique qui classe les sociétés par code NAF et affiche leurs coordonnées. Vous obtenez alors une liste d’entreprises avec un profil métier identique, ce qui facilite la construction d’un argumentaire adapté.
Concrètement, ça change la donne. Vous ne prospecterez plus « l’IT en général », mais des interlocuteurs qui partagent les mêmes enjeux, le même vocabulaire, les mêmes contraintes métier. Votre message devient pertinent parce qu’il s’adresse à une réalité précise. Le code NAF transforme une approche floue en ciblage chirurgical. C’est la différence entre envoyer 10 000 emails génériques et contacter 500 entreprises qui correspondent vraiment à votre offre.
Croiser les critères pour passer du volume à la qualité
Le code NAF est une première étape, mais il ne suffit pas. Pour obtenir un fichier vraiment exploitable, il faut croiser plusieurs critères : localisation géographique (département, ville), taille de l’entreprise (effectif, chiffre d’affaires), date de création. Cette approche permet de filtrer en profondeur et d’identifier des profils très précis plutôt que de se retrouver avec une base générique.
Un fichier de 500 contacts ultra-ciblés vaut mieux qu’un fichier de 10 000 contacts mal qualifiés. Le taux de conversion n’a rien à voir. Un commercial qui travaille sur une liste restreinte mais pertinente passe moins de temps à trier et plus de temps à vendre. Il sait à qui il s’adresse, il adapte son discours, il anticipe les objections. À l’inverse, un fichier générique dilue l’effort et noie les vraies opportunités dans la masse.
La fraîcheur des données joue aussi un rôle clé. Une entreprise radiée, en sommeil ou dont les coordonnées ont changé pollue le fichier et fait perdre du temps aux équipes commerciales. Les données publiques bougent en permanence : fermetures, déménagements, changements de dirigeants. Un fichier constitué il y a six mois sans mise à jour peut contenir 20 à 30 % d’informations obsolètes. Ça se traduit par des appels dans le vide, des emails en erreur, une perte de crédibilité.
Plus le ciblage est fin, plus l’approche commerciale peut être personnalisée. Un commercial qui sait qu’il contacte une entreprise de 15 salariés créée il y a deux ans dans le secteur de la formation professionnelle ne déroule pas le même discours que s’il s’adresse à une PME de 200 personnes en activité depuis vingt ans. Le croisement des critères transforme la prospection en conversation ciblée.
Transformer la donnée brute en fichier de prospection actionnable
La donnée publique a un avantage indéniable : elle est gratuite et accessible à tous. Mais elle pose un problème de taille. Elle est dispersée sur plusieurs bases (INSEE, Infogreffe, BODACC, registres professionnels), non structurée et rarement accompagnée d’informations de contact directement exploitables. Vous obtenez le nom d’une entreprise, son code NAF, son adresse postale. Mais pas d’email, pas de ligne directe, pas de nom de décideur à contacter.
L’enjeu consiste alors à agréger ces données hétérogènes, les nettoyer pour éliminer les doublons ou les erreurs, puis les enrichir avec des coordonnées vérifiées. Ce travail de mise en forme et de validation demande du temps, des compétences techniques et des outils spécialisés. C’est précisément ce que proposent certaines plateformes qui centralisent ces sources publiques, les structurent et y ajoutent des informations de contact validées.
Des solutions comme Dataprospects permettent d’obtenir un fichier de prospection B2B qualifié sans partir de zéro. Vous définissez vos critères de ciblage (secteur, localisation, taille, ancienneté) et récupérez une base prête à l’emploi, avec des contacts nominatifs et des coordonnées actualisées. Le gain de temps est considérable par rapport à une recherche manuelle ou à un scraping artisanal.
La qualité de votre fichier conditionne toute la suite de votre démarche commerciale. Un bon ciblage en amont évite de gaspiller du temps et de l’énergie sur des contacts non pertinents. Il améliore vos taux de réponse, facilite la personnalisation de vos messages et vous permet de concentrer vos efforts là où ils comptent vraiment. La donnée publique offre le socle. À vous de la transformer en levier commercial réellement efficace.








