Cold call externalisé : comment mesurer le vrai ROI de votre campagne de prospection

Vous avez lancé une campagne de prospection téléphonique externalisée. Les SDR passent des appels, les rendez-vous commencent à tomber. Mais comment savoir si ça fonctionne vraiment ? Et surtout, comment mesurer le retour sur investissement de manière fiable ?
C’est une question que beaucoup de dirigeants B2B ne se posent pas assez tôt. Ils regardent le nombre de rendez-vous posés, parfois le nombre d’appels passés, et s’arrêtent là. Le problème, c’est que ces métriques seules ne disent rien sur la rentabilité réelle de la campagne.
Voici comment structurer un suivi qui vous donne une vision claire de votre ROI.
Les métriques qui comptent vraiment
Toutes les données ne se valent pas. Certaines sont des indicateurs d’activité (le SDR travaille-t-il ?), d’autres sont des indicateurs de performance (la campagne produit-elle des résultats ?), et les dernières sont des indicateurs business (est-ce que ça rapporte de l’argent ?).
Indicateurs d’activité
Ce sont les métriques de base qui confirment que la machine tourne :
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Nombre d’appels passés par jour : un SDR dédié au cold call devrait se situer entre 60 et 100 appels/jour
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Taux de décroché : pourcentage de prospects qui répondent effectivement. Un bon taux se situe entre 15 et 25 %
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Nombre de conversations réelles : les appels où un vrai échange a eu lieu, pas juste un “je ne suis pas intéressé” en 3 secondes
Ces chiffres sont utiles pour diagnostiquer un problème (fichier de mauvaise qualité, mauvais créneaux d’appel), mais ils ne mesurent pas le succès de la campagne.
Indicateurs de performance
C’est ici que ça devient intéressant :
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Taux de prise de rendez-vous : nombre de RDV posés / nombre de conversations réelles. Un bon taux se situe entre 5 et 12 %
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Qualité des rendez-vous : pourcentage de RDV qui correspondent réellement à votre ICP et qui débouchent sur une opportunité commerciale
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Taux de no-show : pourcentage de prospects qui ne se présentent pas au rendez-vous. Au-delà de 20 %, il y a un problème de qualification
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Métrique |
Seuil faible |
Seuil correct |
Seuil excellent |
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Taux de décroché |
< 10 % |
15-20 % |
> 25 % |
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Taux de prise de RDV |
< 3 % |
5-8 % |
> 10 % |
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Taux de no-show |
> 30 % |
15-20 % |
< 10 % |
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RDV → Opportunité qualifiée |
< 30 % |
40-60 % |
> 70 % |
Indicateurs business
C’est le nerf de la guerre. Ce sont les seuls qui mesurent vraiment le ROI :
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Coût par rendez-vous qualifié : coût total de la campagne / nombre de rendez-vous qui débouchent sur une vraie opportunité
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Coût par client signé : coût total / nombre de clients acquis via la campagne
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Revenu généré : chiffre d’affaires total des contrats signés grâce aux rendez-vous issus du cold call
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Ratio ROI : revenu généré / coût total de la campagne
Un ratio supérieur à 3x est considéré comme bon en B2B. Au-delà de 5x, la campagne est très rentable et mérite d’être scalée.
Comment calculer votre ROI concrètement
Prenons un exemple chiffré pour une campagne de 3 mois :
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Donnée |
Valeur |
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Coût mensuel de la prestation |
3 000 € |
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Durée de la campagne |
3 mois |
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Coût total |
9 000 € |
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Rendez-vous posés |
45 |
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Rendez-vous qualifiés (60 %) |
27 |
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Clients signés (15 % de closing) |
4 |
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Panier moyen annuel |
8 000 € |
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Revenu généré année 1 |
32 000 € |
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ROI |
x3.5 |
Dans cet exemple, chaque euro investi en a rapporté 3,5. Et ce calcul ne prend pas en compte la lifetime value du client. Si votre taux de rétention est bon, le ROI réel sur 2-3 ans est bien supérieur.
Les erreurs de mesure les plus fréquentes
Beaucoup d’entreprises faussent leur calcul de ROI sans le savoir. Voici les pièges à éviter :
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Ne compter que les rendez-vous, pas les signatures. 50 rendez-vous qui ne convertissent pas, c’est un coût, pas un résultat. Le seul indicateur final qui compte, c’est le revenu.
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Ignorer le cycle de vente. En B2B, il peut s’écouler 2 à 6 mois entre le premier rendez-vous et la signature. Mesurer le ROI après 1 mois de campagne n’a pas de sens. Il faut attendre au moins un cycle de vente complet.
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Ne pas tracker l’origine des deals. Si vous n’attribuez pas chaque client signé au canal qui l’a généré, vous ne saurez jamais ce qui fonctionne. Un CRM bien configuré avec un champ “source du lead” résout ce problème.
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Comparer avec le mauvais benchmark. Le bon benchmark n’est pas “zéro prospection”. C’est le coût d’acquisition via vos autres canaux (ads, inbound, réseau). Si le cold call produit des clients à un CAC inférieur, c’est un signal fort.
Quand décider de scaler
Une campagne de cold call externalisée via un prestataire comme GetaLead se juge sur 2 à 3 mois minimum. C’est le temps nécessaire pour calibrer le ciblage, roder le script et laisser le cycle de vente produire ses premiers résultats.
Si après ce délai votre ratio ROI dépasse 2x, vous avez un canal d’acquisition rentable. La question n’est plus “est-ce que ça marche” mais “comment je mets plus de volume dedans”.
Les entreprises qui pilotent leur prospection externalisée avec ces métriques ne se demandent jamais si ça vaut le coup. Elles le savent, chiffres à l’appui.








