Videoscope : technologie, innovation et tendances 2026

Pour les plus nombreux d’entre nous, le terme d’endoscopie désigne surtout une méthode d’exploration du corps, dédiée à une intervention ou à un examen médical. Mais se satisfaire de cette définition reviendrait à ignorer les formidables concrétisations que l’on prête au concept dans le domaine industriel.
De nos jours, un videoscope est devenu un outil de première importance dans de nombreux secteurs, parce qu’il permet d’observer l’intérieur d’équipements très complexes sans avoir à les démonter. Cela offre la possibilité d’en assurer la maintenance et la sécurité plus facilement, tout en optimisant la fiabilité des infrastructures.
Pourtant, les avancées récentes en imagerie, en mesure tridimensionnelle et en connectivité s’apprêtent à déboucher sur de nouvelles pistes d’amélioration. Quelles sont les innovations et les tendances à scruter pour cette année 2026 ?
Une tendance 2026 en matière de videoscope : vers une maintenance prédictive pilotée par la donnée ?
L’une des évolutions majeures touchant les endoscopes et les boroscopes a trait à leur intégration dans les opérations et les stratégies de maintenance prédictive. Historiquement, ils sont plutôt utilisés pour vérifier l’état d’un équipement après qu’une anomalie soit survenue.
Or, les progrès récemment réalisés en imagerie sont en passe de révolutionner l’affaire. Prenons l’exemple du concepteur Baker Hughes, dont la compétence en matière de videoscope n’est plus à démontrer :
- La technologie TrueSight, disponible sur le modèle Mentor Visual iQ HD, accouche d’images d’une qualité inégalée, idéale pour détecter les signes les plus précoces de dégradation dans une machine ;
- Le modèle Everest Mentor Flex est équipé d’un grand écran tactile XGA qui améliore encore davantage ces capacités de détection.
Ce faisant, Baker Hughes dote les entreprises de moyens efficaces pour accumuler des données pertinentes en grandes quantités. En les comparant régulièrement les unes aux autres, on utilise désormais ces technologies pour anticiper les désagréments. Un mouvement qui risque de prendre de l’ampleur en 2026.
Une forte intégration des technologies de mesure tridimensionnelle
Une autre tendance forte concerne l’intégration des technologies de mesure tridimensionnelle. Les systèmes les plus récents sont capables de produire des modélisations 3D, dans lesquelles les nuages de points reproduisent les surfaces inspectées avec une acuité exemplaire.
Plus qu’une meilleure détection de détails visuels, cette innovation permet de mesurer avec exactitude la profondeur d’une fissure, l’usure d’un matériau ou le degré de violence d’une déformation structurelle.
Cette technologie transforme un videoscope en instrument métrologique capable de fournir des données directement quantifiables, sans plus nécessiter de temps pour l’interprétation. Plus fiables, les diagnostics fournis facilitent la prise de décision liée aux machines.
Tout ceci permet également de standardiser les analyses et d’améliorer la reproductibilité des résultats d’inspection.
Digitalisation et inspection collaborative en temps réel
De son côté, l’innovation numérique contribue à profondément modifier les méthodes d’inspection industrielles. Et elle renforce le rôle stratégique du videoscope. Les équipements récents intègrent maintenant des plateformes logicielles, afin de :
- Mieux structurer les procédures d’inspection ;
- Automatiser la création des rapports ;
- Archiver les données collectées.
Globalement, cette évolution se révèle bien utile pour optimiser la traçabilité des opérations et garantir la conformité du process aux exigences réglementaires. Mais il y a mieux !
On le savait déjà, l’hyperconnectivité accélère le changement dans l’industrie. Mais elle constitue aussi une innovation majeure quand on l’associe au fonctionnement même du videoscope !
Ainsi, les matériels modernes sont capables de transmettre les flux vidéo vers divers systèmes informatiques. Ils peuvent aussi les diriger vers des appareils mobiles ou des environnements cloud.
Cette fonctionnalité favorise la communication entre les équipes sur site et les experts installés à distance, et réduit les délais d’analyse en cas de besoin d’une intervention extérieure. A noter que cette approche collaborative facilite également la formation des opérateurs.
Une meilleure adaptation aux environnements industriels complexes et automatisés
Bien sûr, ces technologies émergentes et révolutionnaires vont de pair avec un autre phénomène à l’œuvre dans nos sociétés modernes : les environnements industriels se font de plus en plus complexes. Il est donc normal que les videoscopes évoluent en parallèle, afin de conserver leur utilité.
Quelle que soit l’époque, ces équipements ont du assumer un fonctionnement dans des conditions extrêmes, des températures élevées, des atmosphères corrosives ou des zones confinées et difficiles d’accès. Pour autant, les nouvelles générations de sondes présentent des fonctionnalités très appréciables :
- Des capacités d’articulation très avancées : l’une des grandes tendances de 2026, c’est l’intérêt des fabricants pour l’exploration de structures internes particulièrement tortueuses. Dans le même temps, ils maximisent la robustesse de leurs engins afin de garantir des performances constantes dans des contextes opérationnels plus exigeants ;
- L’intégration des videoscopes dans des systèmes automatisés : cette association permet d’étendre le champ d’action vers des zones dangereuses ou inaccessibles à l’opérateur humain. Elle contribue à renforcer la sécurité des interventions tout en augmentant la précision des inspections.
Ces innovations présentent un point commun. Elles accompagnent une certaine évolution vers des installations industrielles entièrement automatisées, dans lesquelles les outils d’inspection s’intègrent aux processus de surveillance et de contrôle continu.
Intelligence artificielle et automatisation : les facteurs de l’inspection du futur
Voyons maintenant au-delà de la seule année 2026, et tentons d’estimer l’impact de l’intelligence artificielle pour la période à venir. En effet, cette dernière s’imposera rapidement comme un facteur important dans l’évolution des vidéoscopes industriels.
Cela coule de source : les algorithmes d’analyse d’image gagnent chaque jour en précision. Ils permettent désormais d’identifier automatiquement certains défauts de structure, de classifier les anomalies, ou encore d’assister un opérateur dans l’interprétation des observations.
En plus d’améliorer la fiabilité du process en réduisant l’impact de l’erreur humaine, cette automatisation accélère fortement le traitement des inspections. Et elle facilite l’exploitation des quantités importantes de données visuelles dont nous parlions dans la première partie !
Finalement, l’année 2026 sera probablement celle de la convergence de ces diverses innovations. Il y a fort à parier que ces technologies débouchent sur la création de plateformes globales, capables de combiner inspection visuelle, analyse automatisée de données et gestion prédictive des équipements.
De quoi permettre à l’industrie de progresser sur le chemin de la transformation numérique.









