La vente à domicile indépendante permet de lancer une activité commerciale progressivement et de voir si les produits proposés à la vente trouvent leur public. Le VDI commercialise les produits ou les services d’une entreprise et peut, selon celle-ci, bénéficier d’une formation dès le démarrage. Il organise lui-même son activité. Il peut commencer par quelques rendez-vous par mois, en complément d’un emploi salarié, puis consacrer davantage de temps si les résultats sont à la hauteur.
Comment fonctionne une activité de vendeur à domicile indépendant ?
Le VDI travaille à son compte, sans être salarié de l’entreprise dont il commercialise les produits. Il choisit ses horaires et cherche lui-même des clients. Les ventes ont lieu à domicile, lors de réunions, mais également grâce aux recommandations et aux contacts créés localement.
Le contrat précise la relation entre les deux parties. Avec un contrat de mandataire, le VDI prend les commandes pour la marque et touche des commissions sur les ventes réalisées. Il n’achète pas les produits destinés à être vendus aux clients. En revanche, le VDI acheteur-revendeur les acquiert à un tarif préférentiel, puis les revend dans les conditions prévues au contrat. Sa rémunération vient de la marge réalisée sur les ventes, avec le risque de conserver les articles invendus.
Les personnes qui souhaitent devenir VDI dans le bien-être peuvent rejoindre Secrets de Miel et commercialiser ses produits issus de la ruche. La marque fournit un catalogue et des outils commerciaux. La recherche de clientes, l’organisation des rendez-vous et le suivi des contacts reviennent ensuite à chaque vendeur ou vendeuse.
Quels coûts et quelles démarches faut-il prévoir pour débuter ?
Le démarrage ne réclame ni création de société ni location d’un local. Le VDI doit déclarer son début d’activité via le guichet unique des formalités des entreprises. Cette déclaration est gratuite. Les démarches administratives comprennent également la déclaration des revenus, en BNC pour un mandataire ou en BIC pour un acheteur-revendeur.
Les cotisations sociales sont calculées à partir de la rémunération du VDI. L’entreprise de vente directe effectue les déclarations et verse les sommes dues à l’Urssaf, en retenant la part à la charge du vendeur. Le montant affiché sur une grille de commissions ne correspond pas forcément à ce qui sera réellement encaissé.
Les frais de lancement varient beaucoup d’un réseau à l’autre. Un kit de démonstration peut être gratuit, payant ou remis contre une caution. Des échantillons, les déplacements et les frais de livraison s’ajoutent parfois aux coûts.
Pour savoir ce que l’activité rapporte réellement, il faut retirer les frais des commissions ou la marge perçue. Le montant total des commandes, à lui seul, n’est pas révélateur.
Quels éléments faut-il vérifier avant de se lancer en VDI ?
Le contrat doit être lu avant toute dépense. Le mode de rémunération, la fréquence des paiements et les conditions d’accès aux éventuels paliers doivent apparaître de façon explicite. Dans le cas d’un acheteur-revendeur, le contrat doit préciser ce qu’il advient des invendus et si le stock peut être repris. Il faut aussi vérifier les éventuelles clauses d’exclusivité, la durée de l’engagement et les conditions de résiliation.
Sous le statut VDI, le vendeur travaille à son compte en conservant son rattachement au régime général de la Sécurité sociale. Il ne reçoit ni salaire fixe ni congés payés. Il ne cotise pas non plus à l’assurance chômage au titre de cette activité. Le VDI peut généralement conserver son emploi salarié, à condition de respecter les clauses de son contrat de travail et de ne pas exercer une activité concurrente à celle de son employeur.

